Les rivières et cours d’eau de La Réunion

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La Réunion compte 24 rivières et cours d’eau principaux, dont 13 rivières pérennes, mais l’île dispose d’un réseau hydrographique extrêmement dense, constitué de centaines de cours d’eau secondaires, de bras et de ravines. Le débit des rivières et les vitesses d’écoulement peuvent être très variables, et atteindre des valeurs considérables durant la saison des pluies.

Caractéristiques générales 

La classification des masses d’eau de type cours d’eau à La Réunion s’inscrit dans les méthodologies nationales et s’appuie sur les critères primaires que ce sont la géologie, le relief et le climat. A La Réunion, les cours d’eau à écoulement pérenne correspondent pour l’essentiel à une organisation hydrographique constituée avec des bassins de réception en altitude, puis un « couloir » de transfert des écoulements vers la mer, conséquence de la géologie et du relief de l’île.

L’île détient la quasi totalité des records mondiaux de pluviométrie et on estime qu’elle percevrait environ 7 milliards de mètres cubes d’eau par an, dont l’essentiel est issue des précipitations. Le réseau hydrographique de La Réunion est donc particulièrement dense, composé de centaines de bras et de ravines qui forment de véritables torrents durant la saison des pluies. La géologie volcanique complexe de l’île permet aussi une forte infiltration des eaux dans le sous-sol, appelées « eaux souterraines », qui constitue une part importante de l’eau potable consommée à La Réunion.

Schéma du cycle de l’eau à La Réunion

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Ainsi, malgré les très grandes quantités d’eau reçues, les rivières adoptent généralement un écoulement torrentiel du fait de la forte pente des terrains qu’elles traversent, l’eau est donc très rapidement évacuée vers l’océan (les crues sont éphémères, mais foudroyantes et très dangereuses), ce qui explique qu’on ne dénombre à La Réunion que 13 rivières pérennes, quelques étangs d’altitude et deux sur le littoral. Le climat réunionnais entraine par ailleurs une forte disparité de la pluviométrie entre les régions et entre les saisons, et donc du débit des rivières et cours d’eau. Soit leur bassin d’alimentation est situé sur la côte au vent, auquel cas elles reçoivent des précipitations suffisantes toute l’année, soit elles bénéficient d’apports souterrains importants.

Carte des rivières pérennes et cours d’eau principaux de la Réunion

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Les 13 rivières pérennes et cours d’eau principaux de la Réunion

La Réunion compte 24 cours d’eau principaux (de 4 à 35 km) et 13 rivières pérennes qui évacuent l’eau des massifs du Piton des Neiges et de celui du Piton de la Fournaise par d’innombrables bras, ruisseaux et ravines, qui viennent alimenter ces rivières, et qui se déversent ensuite dans l’océan. Les bassins versants que constituent les cirques constituent des masses d’eau importantes et complexes qui nécessitent une étude particulière.

riviere-saint-denisRivière Saint-Denis : d’une longueur de 14 km, la rivière Saint-Denis située sur la commune du même nom est alimentée par ses deux principaux affluents, Grand Bras en rive droite et Bras Guillaume en rive gauche, et prend sa source à plus de 1500 mètres d’altitude sur la planèze de la Plaine des Chicaux. Elle s’écoule du Sud vers le Nord et se jette dans la rade de Saint-Denis, dont l’aval est fortement urbanisé (quartier du Bas de la Rivière). En remontant vers l’amont, la rivière s’encaisse progressivement et perd ses attributs urbains pour s’offrir à un paysage naturel sauvage et préservé, porte d’entrée du Parc National pour le Nord de l’île. Le hameau de la Colline, constitué dans sa partie aval d’habitations, peut se retrouver isolé lors d’événements pluvieux importants. Les habitations situées plus en amont, toujours dans le lit majeur de la rivière, ne semblent occupées que temporairement, dans le cadre d’activités agricoles. Son débit est faible durant la saison sèche, mais peut être très élevé durant la saison des pluies.

riviere-des-pluiesRivière des Pluies : Longue de 23 km, la rivière des Pluies prend sa source à plus de 1500 mètres d’altitude sur la planèze de la Roche Ecrite et s’écoule vers le littoral formant la frontière naturelle entre la commune de Saint-Denis à l’Ouest et celle de Sainte-Marie à l’Est. C’est l’un des cours d’eau majeurs de l’île du fait non seulement de la superficie de son bassin versant mais aussi des fortes crues auxquelles elle est soumise. Le lit de la rivière se trouve très vite encaissé et présente un important cirque d’effondrement (le grand éboulis). La présence d’habitations proche de la rivière est très limitée dans la partie amont du bassin versant, même si quelques îlets se sont développés dans la partie médiane (îlet la Pluie ou îlet Quinquina). Par la suite, à son arrivée dans les zones les plus urbanisées des communes de Saint-Denis et de Sainte-Marie, elle reçoit en rive droite les apports de la ravine Sèche, ce qui accroît fortement la superficie de son bassin versant. Son débit peut être très important en période de crue ainsi que sa vitesse d’écoulement qui, à titre d’exemple, peut faire le double d’un fleuve comme la Loire (qui dispose d’un bassin versant 2500 fois plus étendu que celui de la rivière des Pluie).

riviere-sainte-suzanneRivière Sainte-Suzanne : longue de 19 km environ, la rivière Sainte-Suzanne prend sa source dans les hauts de la commune de Sainte-Marie sur la planèze de la Plaine des Fougères à 1600 mètres d’altitude environ, puis s’écoule vers le Nord-Est sur la commune de Sainte-Suzanne où elle se jette dans l’océan Indien. La partie amont du bassin se situe au cœur du Parc National avec une couverture végétale dense, et les vallées étroites et les pentes élevées lui confère un régime torrentiel. La vallée s’élargit ensuite vers l’aval formant une vaste plaine littorale débouchant sur un estuaire. A l’aval le réseau hydrographique est complété par la ravine Bertin, le ruisseau les Vignes et le Talweg dit des 3 frères. Encore en aval, le centre ville de Saint-Suzanne est protégé par un ouvrage d’une cinquantaine d’années et la digue du canal du Bocage fut régulièrement sollicitée en limite de capacité jusqu’à la construction du radier de Sainte-Suzanne et le canal de dérivation en 1993. Depuis ces travaux, le débouché en mer plus direct réduit les sollicitations en rive gauche. Un peu en amont de Sainte-Suzanne, la rivière prend la forme d’une chute d’eau remarquable bien connue des réunionnais, la cascade Niagara. Un stade en eau vive (canoé-kayak…) à également été aménagé sur sa rive gauche près de l’embouchure.

riviere-saint-jeanRivière Saint-Jean : longue d’environ 16 km, la Grande rivière Saint-Jean prend sa source à 1000 mètres d’altitude environ dans la partie basse de la Plaine des Fougères, tout comme son principal affluent la Petite rivière Saint-Jean. Elle s’écoule du Sud vers le Nord formant la frontière naturelle entre les communes de Sainte-Suzanne à l’Ouest et Saint-André à l’Est. Seule la partie extrême en amont est boisée, la majeure partie du bassin étant recouverte de champs agricoles. Le bassin versant possède une pente régulière sur la quasi totalité de sa surface, pente qui diminue dans la zone aval. Ainsi les lits de la Petite et de la Grande rivière Saint-Jean ne se rejoignent qu’à une centaine de mètre de l’exutoire du bassin, en aval du Quartier Français. La Grande rivière Saint-Jean reçoit les eaux du bras des Chevrettes et de la ravine Sèche, son affluent le plus à l’Est qui draine une partie non négligeable de son bassin versant en traversant tous les hauts de Saint-André avant de la rejoindre en amont de la RN2. La Grande Rivière Saint-Jean rejoint alors la Petite rivière Saint-Jean, puis elle est rejoint par le ruisseau Emmanuel avant de se jeter dans l’océan à la Marine, proche de Bois Rouge.

riviere-du-matRivière du Mât : avec ses 34 km au total, la rivière du Mât est la rivière la plus longue de La Réunion et elle recueille notamment les eaux du cirque de Salazie ou elle prend sa source. Elle présente une morphologie de torrent souvent encaissé, hormis dans certains sites privilégiés, comme en aval de Hell-Bourg et de Grand-Ilet où peuvent être observées des zones élargies. En aval de la confluence avec la rivière des Fleurs Jaunes, la rivière du Mât s’encaisse pour former une gorge, puis entre sa confluence avec le Bras de Caverne et le Bras des Lianes, le lit s’élargit pour s’écouler ensuite vers l’océan en séparant les communes de Saint-André et de Bras-Panon. Son débit et sa vitesse d’écoulement peuvent atteindre des valeurs records en cas de fortes pluies et de cyclones. La rivière du Mât présente un intérêt hydrobiologique remarquable pour la migration de poissons et crustacés amphihalins, et une large zone de divagation nécessaire à leur reproduction. Ce corridor biologique abrite également des nidifications d’oiseaux marins protégés et d’oiseaux forestiers sur les remparts. De nombreux limicoles sont observables à l’embouchure dont des espèces protégées. Son embouchure est d’ailleurs un site d’importance pour la pêche du bichique.

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Bras de Caverne : d’une longueur de 14 km environ, le Bras de la Caverne prend sa source sur la planèze de la forêt de Bébour, traverse le plateau de Bélouve sur la commune de Salazie puis se jette dans le Trou de Fer, avant de rejoindre la rivière du Mât dont il est un affluent au tripoint que forment Salazie, Bras-Panon et Saint-André. Ce cours d’eau est resté très sauvage du fait de son fort encaissement, de son inaccessibilité et de sa dangerosité. C’est notamment le seul accès possible au Trou de Fer par voie terrestre, utilisé notamment par les canyoneurs et quelques aventuriers depuis Salazie.

Bras des Lianes : long de 12 km environ, le Bras des Lianes prend sa source sur le plateau du Mazerin à près de 2000 mètres d’altitude. Il s’écoule dans la forêt des Lianes pour rejoindre la rivière du Mât dont il est un affluent assez proche de son embouchure. Son principal affluent est le Bras Piton. Ce cours d’eau sauvage est peu fréquenté comme la forêt des Lianes qui l’héberge compte tenu de la difficulté d’accès, de la densité de la couverture végétale et de l’humidité de cette région. Il compte quelques chutes d’eau dans sa partie inférieure, dont la cascade du Chien qui est un lieu de promenade apprécié et un spot de canyoning.

riviere-des-rochesRivière des Roches : longue d’un peu plus de 18 km, la rivière des Roches prend sa source sur le plateau du Mazerin et s’écoule jusqu’à la mer, délimitant les communes de Bras-Panon et Saint-Benoit. Son lit étroit creusé entre les falaises en fait une rivière très capricieuse et dangereuse à cause de sa brusque montée des eaux. Pour autant, la rivière des Roches est très appréciée des canyoneurs et amateurs d’eaux vives, mais aussi des randonneurs car elle compte plusieurs bassins et cascades, comme le Bassin la Paix ou le Bassin la Mer, où se jette son principal affluent le Grand Bras. Elle reste une rivière sauvage et préservée qui abrite une faune riche, et un lieu bien connu des réunionnais pour la pêche du bichique.

riviere-des-marsouinsRivière des Marsouins : d’une longueur de 30 km, la rivière des Marsouins est un des cours d’eau les plus importants de La Réunion. Elle prend sa source sur le versant Est du massif du Piton des Neiges à plus de 2000 mètres d’altitude, traverse la forêt de Bébour puis la vallée de Takamaka, avant de rejoindre l’océan à Saint-Benoît. Ses deux affluents principaux sont le Bras Cabot et le Bras Patience, mais elle est rejoint par une multitude d’affluents plus petits en amont, et surtout ensuite par le très fort débit que constitue le bassin versant de Takamaka. Deux barrages hydroélectriques sont d’ailleurs construit sur la rivière des Marsouins qui produisent une part importante de l’électricité de l’île. Elle compte plusieurs cascades, dont les plus hautes peuvent atteindre 40 à 50 mètres (cascade Citron, cascade du Trou, cascade du Cimetière…), puis dans sa partie aval, elle est rejointe par de nombreuses ravines (Bras Fouquet, Bras Mussard…) jusqu’à son embouchure. Son parcours dans les zones les plus humides de l’île lui confère un débit régulier important, et son cours peut monter fortement et très rapidement compte tenu de sa physionomie. Le cour moyen et inférieur de la rivière des Marsouins est très poissonneux (truite arc-en-ciel), et la pêche bichique est pratiquée dans l’embouchure de la rivière. Le canyoning, le kayak et autres sports en eau vive sont également pratiqués dans la rivière des Marsouins.

riviere-de-l-estRivière de l’Est : d’une longueur de 21 km environ, la rivière de l’Est prend sa source dans le massif du Piton de la Fournaise sur le plateau de la rivière de l’Est à plus de 2000 mètres d’altitude. Elle se jette ensuite d’un à pic vertigineux de près de 500 mètres, le Cassé de  la rivière de l’Est, pour s’écouler ensuite dans de profondes gorges qui ne s’élargiront que vers le littoral proche de son embouchure à Sainte-Rose. La structure géologique très poreuse du sol associé à une pluviométrie exceptionnelle (cette région détient les records du monde de pluviométrie) entraine un régime d’écoulement très irrégulier et font de la rivière de l’Est un cours d’eau qui peut être très dangereux. Une partie importante de l’eau de la rivière est détournée, notamment pour alimenter la centrale hydroélectrique de Sainte-Rose. C’est sur la rivière de l’Est qu’a été construit le Pont Suspendu de la rivière de l’Est, le plus long pont suspendu du monde à sa livraison en 1894.

riviere-langevinRivière Langevin : d’une longueur de 18 km environ, la rivière Langevin prend sa source dans le massif du Piton de la Fournaise à plus de 2000 mètres d’altitude, ou elle s’écoule au coeur du sol volcanique vers le littoral, parfois sous terre, en traversant le Grand Pays, Cap Blanc puis Grand Galet pour se jeter à Saint-Joseph. La rivière des Remparts traverse une seule zone hydrographique et n’a pas d’affluent officiellement recensé, même si elle à de très nombreux petits affluents connus (Bras des Chevrettes, ravine des Sept Bras, ravine Ti Bon Dieu, ravine de Grand Coude, ravine Mara…). En remontant la rivière Langevin sur une dizaine de kilomètres depuis le littoral, on trouve une des plus belles et majestueuse cascades de l’île, la cascade de Grand Galet, formée par les résurgences de la rivière depuis la falaise. Les berges en aval de la rivière sont un lieu bucolique très apprécié des Saint-Joséphois et de tous les réunionnais. On y pratique aussi le canyoning. Le régime d’écoulement qui peut être assez faible durant la saison sèche devient très important en saison des pluies compte tenu de la forte pluviométrie de cette région.

rivière-des-rempartsRivière des Remparts : d’une longueur de 25 km environ, la rivière des Remparts prend sa source dans le massif du Piton de la Fournaise proche du cratère Commerson à plus de 2300 mètres d’altitude. Elle s’écoulent dans une vallée profondément encaissée par des remparts de près de 1000 mètres de hauteur jusqu’à Saint-Joseph. Trois bras principaux rejoignent la rivière des Remparts, la Bras Caron, le Bras de Dimitile et le Bras de Mahavel. En 1965, une partie du rempart de la Plaine des Remparts s’est effondré, bouleversant le paysage et provoquant le départ des habitants de Roche Plate et d’autres petits ilets. Un sentier de randonnée permet encore aujourd’hui de visiter cette vallée et l’îlet de Roche Plate. Le cours inférieur en aval s’étend de Plateau Goyave jusqu’à son embouchure. Il s’agit de la partie urbanisée du bassin versant où la ville de Saint-Joseph s’est développée de part et d’autre de la rivière.

riviere-saint-etienneRivière Saint-Etienne : longue de 13 km environ (hors affluents), la rivière Saint-Etienne se forme à la confluence de ses deux affluents, le Bras de la Plaine et le Bras de Cilaos. Elle draine par conséquent les bassins versants du cirque de Cilaos et de Grand Bassin regroupant ainsi des masses d’eau considérables. Le débit et la vitesse d’écoulement peuvent être extrêmement importants en période de fortes pluies. L’embouchure de la rivière Saint-Etienne est très large car sa formation est assez récente, le Bras de la Plaine et de le Bras de Cilaos se jetaient jadis dans l’océan à quelques encablures l’un de l’autre. En 2007 lors du passage du cyclone Gamède, les masses et la force de l’eau entrainent l’effondrement d’un des ponts de la RN1 traversant la rivière. Axe essentiel du trafic routier, un radier provisoire est créé, remplacé en 2013 par un ouvrage d’art mesurant près de 700 mètres de long.

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Bras de la Plaine : d’une longueur de 18 km, le Bras de la Plaine prend sa source dans le bassin versant de la région de Grand Bassin, s’étire le long de la zone d’ensellement entre les deux massifs volcaniques du Piton des Neiges et du Piton de la Fournaise, puis se jette dans la rivière Saint-Etienne dont il est un affluent et rejoint le littoral à Saint-Louis. La pluviométrie importante et l’alimentation souterraine assure un débit régulier, qui peut devenir très important en cas de fortes pluies ou de cyclones. La masse d’eau de Grand Bassin son bassin versant constitue un réseau hydrographique complexe et encore assez mal connu qui draine probablement des eaux infiltrées, notamment de la zone de Bébour. La vallée encaissée qu’il a creusé s’écoule jusqu’à rejoindre le Bras de Cilaos pour former la rivière Saint-Etienne, et délimite la frontière naturelle entre les communes de l’Entre-Deux à l’Ouest et celles du Tampon puis de Saint-Pierre à l’Est. Le Bras de la Plaine abrite un barrage et une usine hydroélectrique.

bras-de-cilaosBras de Cilaos : d’une longueur de près de 14 km, le bras de Cilaos prend sa source dans son bassin versant, le cirque de Cilaos, puis sort en gorge du cirque pour rejoindre la rivière Saint-Etienne dont il est un affluent. Le cirque de Cilaos qui forme son bassin versant est lui même composé d’un réseau hydrographique très dense, issu d’une part des fortes précipitations et d’autre part du ruissellement souterrain. La confluence du Bras de Saint-Paul, du Bras Rouge et du Bras de Benjoin au lieu dit Trois Bras forme le Grand Bras, qui reçoit ensuite le Petit Bras au lieu dit le Pavillon pour former le Bras de Cilaos, et dont le cours quitte alors le cirque dans une vallée étroite et profonde. A la sortie de ce canyon, le Bras de Cilaos rejoint le Bras de la Plaine pour former la rivière Saint-Etienne et se jette ensuite dans l’océan à Saint-Louis. Comme pour les autres rivières de l’île, le débit de la rivière peut être très variable en fonction de la saison.

riviere-des-galetsRivière des Galets : d’une longueur total de 35 km, la rivière des Galets prend sa source dans le cirque de Mafate sur les contreforts du massif du Gros Morne et dispose par conséquent d’un bassin versant très important. On distingue en amont la masse d’eau du cirque de Mafate, alimentée par un réseau complexe et dense, et l’aval de la rivière, long de 14 km, qui s’écoule en faisant la frontière naturelle entre la commune de Saint-Paul à l’Ouest et celles du Port et de la Possession à l’Est. Elle est une des rivières les plus puissantes de l’île avec des débits torrentiels et des vitesses d’écoulement extrêmement importants, et a donc fait l’objet d’aménagements de lourds ouvrages de protection sur son cône de déjection, l’objectif étant de limiter très fortement le potentiel de divagation et de sécuriser les espaces latéraux en aval fortement urbanisés. La rivière des Galets est un des moyens pour accéder au cirque de Mafate. Dans le cirque, son cours plus chaotique a donné naissance à des sites exceptionnels, comme celui des Trois Roches.

Bras de Sainte-Suzanne : long de 10 km environ, le Bras de Sainte-Suzanne prend sa source sur les contreforts du Cimendef et de la Roche Ecrite et s’écoule dans une vallée encaissée pour rejoindre la rivière des Galets dont il est un affluent. Il a comme principaux affluents le Bras Détour et le Bras des Merles. Le Bras de Sainte-Suzanne est une rivière sauvage et sa vallée profonde, encaissée et inaccessible constitue un des endroits les plus reculés de l’île. Les intrépides s’y aventurant découvriront d’innombrables cascades et bassins plus beaux les uns que les autres.

ravine-saint-gillesRavine Saint-Gilles : Longue de 21 km au total et 6 sans ses affluents, la ravine Saint-Gilles est, avec la rivière des Galets, le seul cours d’eau pérenne de la côte « sous le vent » (Ouest). Elle prend sa source à 2500 mètres d’altitude en voisinage du Grand Bénare. Dans sa partie supérieure, la ravine est à peine marquée et la perméabilité du sol est telle que la ravine est sèche la plus grande partie de l’année. Dans sa partie inférieure, en dessous de Saint-Gilles les Hauts et de l’Eperon, le lit de la ravine s’encaisse et plusieurs cascades et magnifiques bassins (bassin Bleu, bassin Malheur, bassin des Aigrettes, bassin Cormoran…) se succèdent, alimentés notamment par des venues d’eau souterraines. Même si leur accès est aujourd’hui officiellement interdit, cela n’empêche pas des dizaines de personnes de passer chaque jour pour se rendre dans les différents bassins.